mercredi, septembre 22, 2010
de l'écologie
Pro- agriculture intensive, Pro-ogm, pro-nucléaire et pro-géoingénierie, et ca en 15 minutes!
Et il s'appuie sur le réchauffement climatique pour justifier le nucléaire et la géo-ingéniérie..
Plus qu'une démonstration scientifique probante, j'y vois une approche scientiste et techniciste très américanisante et datée -même aux US-, un discours "vert" (il croit au réchauffement climatique) qui passerait difficilement chez les verts de chez nous (en partie fédérés autour du rejet du nucléaire) . Le gaillard est porteur de l'idée de progrès technique au service de l'Homme, qui devient finalement LE progrès (jusqu'à ce prendre pour Dieu...) . Je pense qu'il est très représentatif de l'opinion dominante de certaines élites vieillissantes occidentales (il n'est pas loin de Jancovici sur la partie énergétique) et surtout c'est finalement un discours proche de celui d'Allègre (à l'origine anthropique du réchauffement climatique près - Allègre ne croit pas que l'homme soit la cause du RC, ni même qu'il y a réellement un RC).
L'analyse sur la ville, au début, est intéressante.
L'europe...
- L'Europe dans son exemplarité, a adopté le rapport Gallo, grâce aux gentils lobbyistes sus-évoqués. A lire ici.
- L'Europe encore, ou les mêmes anciens commissaires, devenus lobbyiste, continuent à toucher des sous après que leur mandat aie pris fin. Pas grand chose, rassurez-vous, 96 000€/an ... A lire ici.
- L'Europe encore, ou à Bruxelles, 20000 lobbyistes exercent quotidiennement face à 15 000 fonctionnaires... A lire ici
"Nowhere is this truer than in the European public policy process where some 15,000 Commission and European Parliamentary officials face some 20,000 lobbyists on a daily basis (Greenwood 2003, European Commission 2001)."
- L'Europe, toujours, avec Viviane Reding, commissaire européenne, qui s'illustre en se montrant TO-LE-RAN-TE. Elle attaque Sarkozy sur les ROMS, et oublie qu'au Luxembourg, son pays, les Roumains n'ont tout simplement pas le droit de rester... Le problème n'est pas d'expulser, les roms, le problème est donc bien de le dire... A lire ici.
Corrompue et menteuse l'Europe est décidément triomphante...
Nigel Farage sur l'état de l'UE
mardi, septembre 21, 2010
Bâle 3, je suis sur, sur, sur, qu'on nous prend pour des cons
Tonton David -Sur et certain
Je préviens tout de suite, j'ai peu de temps pour développer une idée que je ne maitrise pas :o)
C'est pour cela que la chanson de Tonton David est parfaite, même sur, je reste dans l'intuition car je ne comprends pas assez le sujet, ni ne connais assez l'ensemble des tenants des décisions prises. Vous, mes innombrables lecteurs (qui cherchaient pour la plupart des voisines à poil - et oui je suis preums sur la requête, c'est la gloire!), êtes prévenus!
Le traité dit de Bâle 3 serait une grande victoire des états sur les banques (la preuve elles geignent et font du chantage à la croissance).
Avec comme mesure phare le ratio capital prêté/ fonds propres qui devrait atteindre 7% (ou 9% ou 10,5% on ne sait pas bien ), au lieu de de 2,x % actuellement. Ce qui veut dire concrètement que les banques n'auront (en 2019 vous inquiétez pas trop quand même hein!) pas le droit de prêter plus de 10€ pour chaque 1€ qu'elles auront.
Ce genre de décisions est applaudie avec 17 mains par les Friedmaniens, dont il faut reconnaitre:
- Qu'il en parlent depuis très longtemps,
- Qu'ils en connaissent les rouages et même les fondements théoriques (mais ce ne sont pas les seuls)
Pour revenir à nos (valeureux ) moutons, la décision d'augmenter le capital des banques, m'a amené de clic en clic à découvrir un très joli mot, le Segneuriage (du français Seigneur, il s'agit donc du droit du seigneur). Qui n'est rien d'autre que l'avantage offert par le droit de créer de la monnaie.
Sachant que depuis une jolie décision de 1973 (Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 ) dont les dispositions sont reprises dans le traité de Maastricht, puis celui de Lisbonne (vous savez celui ou on a dit non, et c'est oui qui est sorti à la fin), l'Etat a obligation de s’endetter auprès des banques ... privées. Et oui avant 1973, ce n'était pas le cas...

Les banques créent de la monnaie lors du prêt, monnaie qui est détruite lors du remboursement. Tout est détruit? Ben non, vont pas brûler les intérêts quand même! Mais il faut dire que que c'est grâce à leur travail acharné que les banquiers peuvent prêter des sous (ils ajoutent une ligne à leur livre de compte... c'est pas simple!).
Et quand ils se plantent avec leur ratio ridicule (même 10% c'est ridicule voir la note en bas de page), ils sont to big to fail et risquent d'entrainer avec eux toutes les économies des gens honnêtes, et donc on passe en mode TINA (there is no alternative) les états doivent s'endetter pour les aider...
La discussion sur la bonne valeur du ratio est sans doute importante, mais pour moi l'essentiel se situe dans le fait qu'il a été décidé en 1973, en France, de transférer un droit régalien, le droit de créer de la monnaie par le prêt (très rémunérateur), au secteur privé, pour le plus grand bénéfice des discrets et peu nombreux salonnards qui s'en foutent pleins les poches jusqu'à la caricature (si si c'est possible, il a été demandé à la Grèce de vendre à des privés des îles de son territoire)...
Le mot (et le droit qu'il recouvre) seigneuriage, illustre la situation, les nouveaux seigneurs, sont les banquiers... et il s'agit d'une décision POLITIQUE et IDEOLOGIQUE pas si vieille que ça ...
La ou c'est encore plus drôle, c'est que l'état est sensé retrouver quelques billes grâce à l'impôt sur les banques (pour les sensibles pas très informés, vous inquiétez pas trop hein! y'a quand même les paradis fiscaux, qui défendent la jolie initiative privée face à l'avidité des peuples...)...
Pour faire écho au début de mon post, il ne s'agit donc pas d'une grande victoire des Etats sur les banques, mais peut-être est-ce tout de même une défaite de com de la part du système, puisque ca a, un peu, mis en lumière des fonctionnements dont on parle peu au 20H...
Il y a un site sur lequel il faut que je passe du temps (en plus de Wikipédia et notament cette page) , http://dbloud.free.fr/monnaie.htm , il présente l'avantage d'être engagé, ce faisant on sait d'ou il parle :o).
Dans la même veine il faut passer du temps, avec l'ami Todd ici: http://www.bastamag.net/article347.html
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NOTE:
Ajout tardif, pour se convaincre que le nouveau ratio (de 10,5%) n'élimine pas le risque, on peut lire Frédéric Lordon sur son blog :
Et comme le souligne très justement @si (à qui j'ai aussi piqué la citation ci dessus - c'est un article payant):
dimanche, septembre 19, 2010
de l'athéisme militant...
Je n'adhère pas à tout, et notamment la chute, néanmoins c'est un discours qui me semble à la fois nouveau et nécessaire.
Le plus étonnant, vu d'ici, est sans doute le suivisme (au moins apparent) de la salle (la conf a lieu aux états-unis) tout au long de la conférence. Cela semble donc valider sa thèse suivant laquelle les élites ne sont que faiblement croyantes ( moins de 10% selon lui).
J'ai adoré l'agnoscisme de la théière!
vendredi, septembre 17, 2010
en vrac:
Défis pour la prochaine décennie très intéressant:
Du précédent est tiré ce lien sur les infrastructures US :
http://chronicle.com/article/Declining-Infrastructure/124137/#comments
Et celui-ci sur les « débranchés » :
http://www.courrierinternational.com/article/2010/09/09/c-est-decide-je-me-debranche
Un commentaire sur l’évolution des crédits aux US et une certaine frugalité qui l’accompagne:
Et la relance du nucléaire :
http://www.enerzine.com/2/10377+la-relance-du-nucleaire-contamine-le-canada+.html
peak oil
Entretien avec Robert L.Hirsch :
http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/09/15/entretien-avec-robert-l-hirsch-12/#xtor=RSS-32280322
Hirsch estime l’imminence de la crise entre 2 et 5 ans. Deux choses sont intéressantes :
1) C’est un livre écrit par une personne du sérail
2) Il parle de « non linéarité » de la crise. De rupture donc et d’imprévisibilité de ces conséquences.
A l’heure de la convergence des crises, le point de rupture civilisationnel pourrait bien venir de Ghawar.
Cela amène une autre réflexion, déjà 3 ans que j’en suis pleinement conscient (le fait de l’écrire sur un blog, même s’il n’est que très peu lu, reste une prise de risque personnelle) et quoi ? Je n’ai rien fait de concret… Décidément le poids des habitudes, des conforts est terrible, cela ne donne que plus de poids à la remarque sur la non-linéarité de la crise à venir. Il ne s’agit pas d’une succession d’états auxquels on pourra s’habituer, par petites touches. Non, cela va être brutal, ce qui ajoutera encore à la crise. Peut-être même que les tenants du capitalisme du désastre en profiteront…
Flippant.
Jean d'Ormesson (2...)
Ce matin, bloqué sur la rocade dans le brouillard, sur France culture, Jean d'Ormesson parlait.
Auditeur anonyme, ce vieil homme plein de culture et d'humour m'a mis de bonne humeur, comme sans doute des milliers d'autres.
Merci.
Il a notamment cité Oscar Wilde : « nous sommes tous dans le caniveau. Mais certains regardent les étoiles ».
Il s'est reconnu existensiellement de droite et eschatologiquement de gauche ! Et ce, en restant pince sans rire ! J'adore !!!!
Je vais lire son livre.
Sinon Sarko et le machin nommé Union Européenne se ridiculisent à qui mieux mieux (en montrant au passage aux bons peuples que la souveraineté nationale a disparu au profit d'une caste non élue) , pendant ce temps aux USA les candidats anti-système avancent leurs pions, en France l'oligarchie défend ses amis en leur donnant des sous pris directement dans les caisses de l'état par l'intermédiaire du bouclier fiscal, les banques européennes – et surtout francaises – semblent prêtes à nous refaire le coup de lehman brothers (la société générale en tête), et pendant ce temps le recovery après le gros plongeon de 2007 reste faible au cœur même du système (production manufacturière US), même si la tendance reste indécise, sans oublier la position du FMI pour qui le chômage est un problème urgent avec un passage intéressant (j'ai mis en gras le nous, qui pour moi est clair, le fmi parle aux siens…):
« Il y a une autre conséquence fondamentale, à savoir que le chômage modifiera sans doute les attitudes à tel point que les tensions s'intensifieront et que la cohésion sociale s'effritera — un coût que nous devrons tous assumer. »
...
Merci donc Jean.